Je suis d'accord avec vous, je ne veux pas non plus perdre le sens de l'histoire et céder à l'actuel angélisme ambiant du loup noble et pur, incompris et bien sûr inoffensif.
Une attitude intelligente et équilibrée, concernant un sujet ou la pensée unique et irrationnelle et de mise, n'est pas évidente.
A notre époque où la nature est tellement menacée, notre énergie serait pourtant tellement plus nécessaire ailleurs.
La pensée unique, quasi officielle maintenant, dit que : Le loup aurait subi une forme de génocide pour des raisons plus proche de la psychiatrie, que de la protection raisonnée par l'homme des siens et de ses possessions.
On réduit en cela des millénaires de connaissance de leur environnement par nos prédécesseurs à une somme de comportements compulsifs, de peurs irraisonnées et meurtrières.
L'homme occidental jusqu'au 20ème siècle, aurait dépensé de grosses quantités d'énergie, de temps et d'argent pour se débarrasser d'une espèce, uniquement à cause de la haine et de la peur irrationnelle qu'elle lui inspirait.
Toutes proportions gardées, c'est une forme de révisionnisme.
L'homme des siècles passés n'avait aucune peur irraisonnée d'un animal dont il connaissait tout.
Il craignait le loup pour ce qu'il était : un gros canidé sauvage, souvent en groupe, qui tuai son bétail et parfois aussi sa femme et ses enfants.
Après quelques recherches sur les sites Internet sur le loup, j'ai pu voir que la défense irrationnelle du loup par certains, s'apparente au comportement d'appartenance à une secte.
Il y a comme une forme d'identification fantasmatique par beaucoup de pro loup, plus encore s'ils sont, semblent-ils citadins et coupé de la nature.
Cela tient de l’émotionnel et du totémisme enfantin.
Le loup devenant semble-il comme le symbole de leurs natures sauvages, qu'on leur aurait volé et qui serait de retour (il y a comme des relents de doctrine fasciste là dedans).
De plus sur certains forums Web qui voudrait discuter de ce sujet, ceux qui s'interrogent sur le retour du loup doivent s'attendre à un traitement odieux et quasi hystérique.
On aurai donc affaire à un animal incompris et persécuté, à qui sont attribué toutes les vertus et les qualités les plus nobles, prenant en cela nos ancêtres pour des couillons névropathes, irrationnels et trouillards.
Oublions que ces couillons, avait une connaissance des forêts et de la faune, multimillénaire et dont nous n'avons même plus idée.
Le constat et celui la. Les hommes du 21ème siècle, coupés en grande partie de leurs racines sylvestres, accusent les populations des siècles précédents de comportements irrationnels concernant une espèce qui les fait rêver (souvent puérilement) aujourd'hui.
Entre autres histoires :
(Des infos qui n’intéressent pas grand monde en France.)
http://www.institutkurde.org/Selon le quotidien kurde Brayati du 17 avril, 13 corps abandonnés dans la nature, ont été retrouvés à Noblen, province de Van, tous Kurdes d’Irak candidats à l’immigration.
Selon les autorités turques, 418 Kurdes d’Irak qui tentaient de passer le 15 avril la frontière irano-turque auraient étés attaqués par les loups affamés qui auraient tué 13 personnes.
http://www.becasse.com/Actualites/Un loup dévore un enfant en Turquie
Selon l’agence de presse Anatolie, relayée par l’AFP, un loup affamé a dévoré fin novembre un enfant de 10 ans dans une petite ville du centre de la Turquie. Le loup a égorgé l’enfant qui était sorti pour jouer, puis lui a arraché un bras avant d’entraîner le cadavre dans un terrain vague.
http://www.humanite.presse.fr/journal/2001-08-21/2001-08-21-249055Une louve avec ses deux jeunes aurait attaqué un berger dans le Mercantour, cette nouvelle, contraire à la pensée unique, n'est relayé presque nulle part et surtout par aucun grands médias.
Pourquoi les pro loup cachent-ils par exemples, qu'en 1974, deux enfants on été tué en Espagne par des loup, de manières vérifiée et expertisée.
J'aime aussi particulièrement l'histoire de cette jeune randonneuse canadienne qui a été dernièrement, sortie par la tête, de son sac de couchage et traînée sur plusieurs mètres... par des loups. Elle s'en est sortie, mais avec un certain nombre de graves morsures, par des loups nobles et inoffensifs.
Et cette année, toujours au Canada: Le jeudi 07 septembre: Un loup bléssé à une patte a semé la terreur sur une plage d'un lac de l'Ontario, où il a attaqué six personnes, dont quatre enfants, avant d'être abattu quelques heures plus tard.
Comment croire qu'un canidé social, costaud et rusé comme le loup, qui en hiver, en horde peut chasser de grands mammifères, "respecterait" l'homme et surtout les enfants de l'homme en toutes occasions, même en cas de disette.
Gardons le sens de l'histoire.
A mon avis, les loup ont été éradiqués, moins pour les dommages au troupeaux que pour ce qui suit:
Il n'y a aucune raison de contester la véracité des écrits anciens dans les livres de paroisses et les actes judiciaires, qui fourmillent de relations faites à ce sujet par les curés et fonctionnaires d’autrefois, notamment au travers de nombreux actes d’inhumation d’enfants ou d’adultes victimes de loups. Qui apportent la preuve, qui ne devrait pas avoir besoin d'être faite à mon avis, que :
de tous temps et jusqu'au début du 20ème siècle, des hommes, des femmes et des enfant ont été tués et dévorés par des loup, dans tous les pays d'Europe et ce jusqu'à l'abord des villes certains hivers.
Compilées par le Jean-Marc Moriceau, professeur à l'Université de Caen et publié, en juin 2005, dans la revue « L'Histoire ».
À Saint-Riez-en-Belin (Sarthe), Cécile Le Boet "dévorée en la forêt de Douvres le jour précédent par une bête farouche". Au Mesnil (Meuse) : "Jean Bigot, âgé de huit ans, a esté dévoré du loup et l’on n’a retrouvé qu’une de ses mains et ses entrailles qui ont été inhumés sous un carreau de l’autel, le reste du corps ayant été emporté et mangé dans le bois" (20/02/1690).
Le curé de Latillé (Vienne), inhumant les restes d’un enfant de huit ans, précise qu’il est le huitième à être dévoré par un loup en l’espace de trois semaines (24/04/1751).
Près de Rosporden (Finistère) : une louve emporte une petite fille de 8 ans, puis une autre de 10 ans. "On a découvert la retraite de cet animal dans les bois. On y a trouvé cinq petits louveteaux et des ossements d’enfants avec le crâne d’une personne qui paraissait être plus âgée" (23/09/1773).
Les victimes toutes désignées sont évidemment les enfants, d’autant plus volontiers que nombre d’entre eux travaillent seuls dans les prés ou dans les bois. À Saint-Symphorien-d’Andilly, en Haute-Savoie, le loup dévore un enfant de huit ans, "Jean-Jacques qui paissait les bestiaux de son père" (14/10/1748).
Le loup, autrefois, était un danger bien réel contre lequel les populations devaient s’organiser.
En 1482, des loups ayant égorgé plusieurs enfants et jeunes filles aux environs de Metz, on vit les paysans s’armer de "palz et massues, piques, arbelestres, couleuvrines et espées, et aultres bastons comme si c’estoit pour aller en guerre". On n’hésitait pas, non plus, à promettre des primes à qui en tuerait, lorsqu’on n’autorisait pas, comme ce fut le cas au XVIe siècle à Vaudémont (54), à quêter de maison en maison en présentant la peau de l’animal, pour se faire récompenser de ce que l’on considérait alors comme un acte de salut public.
Une chronique du 19ème siècle (ce n'est pas si loin).
CHRONIQUE DU SUD BEAUNOIS
« L’agneau et le loup »
Lucienne Delille
(site
http://www.loup.org )
Pendant le terrible hiver 1878, le Courrier de Saône-et-Loire souligne que les loups pullulent à saint Hélène, et qu’ils ont pénétré jusqu’au cœur de Chalon, « où nombre d’infortunés caniches ont été étranglés », tandis que certains se promènent en hurlant sur les bords de la Saône.
Pendant l’hiver encore plus rigoureux, celui de 1879, les loups chassés du Jura par la neige et le froid sont descendus jusque dans l’Autunois où une louve de 35 kg a été abattue. En janvier 1831, à Chagny, un loup a dévoré un enfant de douze ans, laissant juste les jambes, et blessant mortellement le cultivateur qui tentait de l’abattre.
Les témoignages de ce genre ne pourront pas toujours êtres traités en élucubrations.
Mais les réponses à l'historien qui a compilé ces fait, sur un forum qui à fait l'erreur de vouloir présenter un débat équilibré, en disent long sur le coté émotionnel et hystérique du sujet.
Premièrement pour dire l'ambiance, pour le protéger, le chercheur a vu son identité cachée par un pseudonyme. Puis un pro loup enragé à découvert son identité et s'est dépêcher de la publier élégamment. Après, on nie les fait, voire l'honnêteté du travail du chercheur pourtant à charge et à décharge et on fini sur des attaques personnelles.
Exemples:
1- "je viens aussi de laisser un petit mot dont la synthèse tient en quelques mots : cet article n'a pas lieu d'être car les sources ne sont pas vérifiées, ou pire, sont falsifiées, ou alors c'est un canular"
2- " J'ai écris à ce monsieur, je ne crois pas qu'il aimera, mais cela n'a pas d'importance ! TOUCHE PAS A MON LOUP PAPI ! "
3- "Moi qui croyait que la règle première d'un historien était de s'assurer de la fiabilité de ses sources. Vous cherchez des certitudes dans des sources ecclésiastiques qui ne peuvent être qu'une interprétation de l'actualité à travers un prisme. Il faudrait prendre en considération, l'époque, la connaissance des auteurs, et surtout la qualité des auteurs : hommes d'église. Pour l'église, le loup est le symbole du diable, il ne peut faire que le mal."
4- " torchon,débiliter,mensonge,connerie... je ne serai pas fiére d'avoir écrit un truc pareil!!!! pour un professeur d’Histoire à l’Université !!!! "
5- Je ne suis pas d'accord du tout le loup est un des animaux les plus beaux et ruser qui soit et c'est a cause de nous , hommes que ces loup ont presque disparut de la planète alors il est en notre devoirs de les proteger. Et c'est la loi de la nature qui veux que les races inferieures se fassent manger par une race supérieur (seulement en cas de nécéssité) donc si un enfant un jours se fait manger par un loup c'est tanpis pour lui ses parents n'avaient qu'a mieux le surveiller. Et puis nous avons fait bien pire , nous avons exterminer des loups seulement parce que il pourrait tuer une poule, c'est degueulasse il ont le droit de vivre, si on doit les tuer c'est seulement pour les manger, mais qui mange du loups de nos jours.
Voilà pour l'ambiance actuelle.
Parenthèse : Dans un autre forum, un pro loup donne le chiffre de 500 000 chiens sauvages en France pour expliquer les attaques.
Divisé par les 60 000 agglomérations françaises, cela fait une meute de plus de 8 chiens sauvages pour cerner le moindre patelin de France.
Pourquoi chaque attaque contre du bétail ou des humains, est-elle immédiatement et avant toute expertise, attribué par certains à des chiens (par essence impurs car "dénaturés" par l'homme) par les tenants du noble loup ?
Avec la démographie et la concentration humaine dans les campagnes et montagnes européennes, Il n'y a plus la place pour un grand prédateur, même si cela fait rêver certains. Les loups ont besoin de grands espaces. Ils ne vivent pas en solitaire et ils ne sont pas aptes comme le renard, le sanglier ou le chevreuil à s'adapter à l'urbanisation.
Lorsque la concentration de ces canidés dans nos pays sera plus importante et qu'un enfant sera tué, en cette époque de grande médiatisation du loup, que diront les inconditionnels du retour.
A mon avis le compte à rebours a commencé et je ne veux pas faire partie des béats qui auront laissé faire sans rien dire.
J'aimerais que les enfants de mon fils et de ma fille sachent qu'on n'était pas tous d'accord si par malheur il devait arriver quelque chose, dans les prochaines années.